Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Trois mots reliés chacun par un tuyau de plastique à un bocal plein de liquide. Il me sembla qu'elle nous parlait :
- Je suis un peu fatiguée. Il parrait que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
- Allons ''Je t'aime'', je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide.Quelques jours de repos et tu seras sur pied.
Il la berça logtemps de tous ces mensonges qu'on raconte aux malades. Sur le front de Je t'aime, il posa un doux baisé.
- C'est un peu dur la nuit. Le jour, les autres viennent me tenir compagnie.
Un peu fatiguée, un peu dur, Je t'aime ne se plaignait qu'à moitié, elle ajoutait des un peu à toutes ses phrase. MOnsieur Henri lui demanda de se reposer puis nous quittions sa chambre. Des larmes me venaient dans la gorges. Elles n'arrivaient pas à monter jusqu'à mes yeux. Nous portons en nous des larmes trop lourdes. Celle-la, noius ne pourrons jamais les pleurer.
- .....Je t'aime. Tout le monde dit et répète ''je t'aime'' [...] Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter a tout bout de champs. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver.
[...]
*ce texte n'est pas de moi, mais je le trouvais tellement vrai j'ai pas pu m'empêcher de le mettre





